Archives Mensuelles: octobre 2011
Petits goûters des jours de pluie
Pour terminer notre semaine « c’est l’automne, hibernons toute ensemble », un petit article cuisine qui vous permettra de mettre à profit ce week-end de 49 heures – pas d’excuses pour ne pas se faire un petit goûter réconfortant, à accompagner de thé, de bonnes lectures, et de votre disque favori (je recommande les albums de Do Make Say Think).


C’était mon premier carrot cake, grand classique américain : inutile de chercher une autre recette, je tiens la recette parfaite (légèrement adaptée du très très chouette blog des 3 sœurs)
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Cocooning des mauvais jours.
Que toutes les filles victimes de procrastination et de non-productivisme les jours de grisaille se réjouissent, un nouveau terme a fait son apparition – et connait même sa propre page Wikipédia – dans le langage de tous les jours pour définir vos dimanches de glandouille, à vaquer à des occupations toutes aussi futiles les unes que les autres. Enfin… pas futiles pour vous, non, mais lorsque que vous racontez votre week-end le lundi matin devant l’amphi ou devant la machine à café, avouez qu’il vaut mieux dire "J’ai passé un week-end cocooning" plutôt qu’annoncer de but en blanc que vous n’avez franchement rien fait. Le terme est là, certes, mais c’est une toute nouvelle attitude qui se met en place et un train de vie: on accepte enfin de voir et d’utiliser un jour dans la semaine pour faire des choses pour soi, pas forcément vitales mais qui nous font du bien: que ce soit des soins, des heures de lecture ou à regarder un film, faire du tri… Le "cocooning" est carrément devenu un adjectif permettant de qualifier une personne de casanier – en beaucoup plus sympa !
Mais bien plus qu’un nouveau mot dérivé de l’anglais que les français se sont approprié, c’est aussi un style vestimentaire et de nouvelles règles qui s’instaurent dans les rangs de la mode: les vêtements ne sont plus seulement esthétiques mais également confortables. L’un sans l’autre est facile à obtenir, certes, mais marier confort et élégance est un défi de taille. Surtout quand on y ajoute la volonté d’avoir chaud !
Les mauvais jours
Il est 7h15, votre réveil a, en fait, sonné il y a une demi-heure, vous posez enfin un pied engourdi par le sommeil par terre : au lieu de sentir sous vos orteils un sol lisse et immaculé, vous vous prenez les pieds avec les jambes de votre jean de la veille, des miettes, poussières en tout genre, se collent à votre talon, vous vous traînez dans votre kitchenette d’étudiante (2 mètres carrés, des plaques électriques capricieuses et un évier tellement exigü que vos pollypockets avaient plus d’espace pour faire la vaisselle – à la main, évidemment) tout ça pour s’apercevoir qu’il n’y a plus de café, de thé ou de lait, vos déconvenues matinales s’ajoutent les unes aux autres, et vous êtes, par dessus le marché, toujours plus en retard. Bref. C’est un mauvais jour. Un jour que toutes les Parfaita du monde entier ne connaissent pas : elles se réveillent fraiches comme la rosée, délicatement échevelées, font quelques gracieux mouvement de yoga, et dans la boîte de thé chinée dans une super brocante de la ville hype du moment, il y a toujours du thé vert des plaines de Nagatsu. Du moins vous en êtes persuadées.
Jane’s Addiction : la rétrospective
Comme la majorité des groupes de rock, Jane’s Addiction était, à l’origine, un groupe minuscule, produit par un label indépendant. Mais seulement 5 ans plus tard, le groupe avait fondé le Lollapalooza, festival culte des 90′s, et y faisait ses adieux. Jane’s Addiction s’est éteint en une poignée d’années : ce groupe, pourtant emblématique de l’alternatif des années 90, avait explosé en vol avant même que Nirvana n’entre dans les charts. Les raisons sont multiples, et montre surtout que Jane’s Addiction a pris à cœur d’appliquer le programme : sex, drugs, and rock’n'roll.

« I like when things kind of go to hell »
Internet lol
Lorsqu’on tape sur Google la question suivante « à quoi sert internet ? », le premier résultat sur lequel on tombe est une explication technique des capacités de l’internet, alors qu’en fait la réponse se trouve sous mon nez : il sert à tout, parce qu’internet, c’est vraiment bien.
Si le mot le plus recherché sur le net est, sans grande surprise, le mot « sex », le deuxième est sans doute le néologisme « lol ». Désormais devenu un synonyme de « drôle », qui a chez certaines couches de la population, surtout chez celle qui a grandi avec MSN, un usage dans le langage de tous les jours. « LOL » , rappelons-le, signifie « laughing out loud », plus ou moins « je me tape des barres en riant fort ». Bref, cet article parle de l’internet qui fait rire, deuxième fonction capitale après celle de la masturbation.
Red Hot Chili Peppers

Les Red Hot Chili Peppers, ou comment une bande de guignols californiens est devenue l’un des plus gros groupe de rock du monde. Aujourd’hui ils carburent à la tisane, mais à leurs débuts, dans les années 80, ils étaient déjantés et fougueux, pas professionnels, pas carriéristes, pas sérieux. En près de 30 ans de carrière, les Red Hot ont rempli toutes les closes de leur contrat de rock stars, surtout celle concernant les drogues, consciencieusement consommées jusqu’à la fin des années 90 et jusqu’à l’album dit « de la maturité », Californication.
Quand on écoute le premier album éponyme, il y a de quoi se poser des questions. Est-il possible que les mecs responsables d’un truc crétin et moche comme True Men Don’t Kill Coyotes soient les mêmes qui ont écrit Under The Bridge ? Mais dès le deuxième disque, les énergumènes trouvent le moyen de débaucher Georges Clinton, pape du funk et ex Funkadelic. Certes, le bassiste Micheal « Flea » Blazary a un feeling hors du commun et Hillel Slovak est un guitariste Hendrixien en diable. Mais les chansons composées n’en sont pas toujours, vastes délires potaches ou mégalos. Résultat, les meilleurs titres sont des reprises (Hollywood et If You Want Me To Stay). Kiedis ne chante pas très bien, rappe comme un blanc, manie étrangement le rythme et le flow et ne parle que de cul et de ses potes. Kiedis est un vrai freak, en fait, et cela colle parfaitement avec la basse hystérique de son compère Flea. Musique de potes sans grande ambition si ce n’est d’imiter les vieilles idoles, celle-ci se démarque par une énergie hallucinante et complètement exempt de recul, et un humour un peu barré. Petit succès public, l’album est une réussite et les Red Hot Chili Peppers comptent déjà un encourageant nombre d’admirateurs.
The Artist : du neuf avec du vieux
Qui aurait pu dire un jour que Jean Dujardin allait gagner un prix d’interprétation masculine à Cannes dans un film muet en noir et blanc, le tout en 2011 ?
La vie est pleine de surprises quand même.

- Jean Dujardin et Bérénice Bejo
Alors quelles sont les raisons qui pourraient vous pousser vous, jeune femme née au milieu des années 90, n’ayant connu du cinéma que le parlant, la couleur et le numérique, vous connectant à internet tous les soirs où vous avez accès à toutes les données de la planète, collée toute la journée à votre smartphone dont les applications vous machent quotidiennement le travail, hein ? Challenge accepted. Lire la suite
Monidole : R.E.M., la séparation
Ce mois-ci, les 90’s nous hurlent qu’il ne faut pas les oublier : Nevermind fête ses vingt ans, les Red Hot sortent un nouvel album et surtout, R.E.M., qui triompha internationalement en 1991, se sépare. Malgré une fin de carrière franchement tiédasse, l’héritage artistique du groupe géorgien demeure impressionnant. Bilan !

C’était à la fin des années quatre-vingt-dix. Dans une de ces abominables fêtes de village qui traumatisèrent plusieurs générations de gens civilisés et raffinés. Autour de moi, des adultes, non dénués de bon sens, s’extasiaient sur les standards de Police ou de U2, prêchant le bon vieux temps que nous n’avions pas connu, nous, futurs nerds 90’s, qui avions eu le malheur d’échapper au Hair métal, aux claviers Bontempi et aux coupes mulet. Une fois ce dangereux discours terminé, la Danse des canards retentissait et je les voyais bondir les uns vers les autres pour ébaucher une cauchemardesque chorégraphie que ma mémoire a jugé bon d’enfouir dans les abîmes de mon inconscient. Et soudain, au milieu de ce film gore pour mélomane, retentissait une chanson pop, brillante et naïve, un duo de guitare intelligent et jamais bavard, et une voix aussi chaude que brisée, qui semblait dire que, oui, une alternative est possible. Cette chanson, c’est The One I Love, de R.E.M.
Ce qu’incarne R.E.M. dans les années 80, c’est une véritable bouffée d’oxygène dans le paysage musical ambiant. Pas qu’il n’y ait rien à se mettre sous la dent dans la décennie, non, mais R.E.M. est le seul groupe à proposer une musique pop rafraîchissante, maligne, positive et en même temps rigoureusement indépendante. Les héros des 70’s sont largués, le punk est en mode sombre et malsain, les hard rockers font de la musique aussi grasse que leurs cheveux et la pop vire à l’électro-cynisme. On dit souvent que les albums du Velvet Underground se sont très peu vendus, mais que les rares acheteurs ont tous formé des groupes. Indéniablement, cette maxime a été créée pour un groupe comme R.E.M. Mais si Sonic Youth a dû user la galette du destructeur White Light / White Heat, R.E.M. serait plutôt influencé par leur troisième album éponyme, rempli de chansons folk éblouissantes.
On dit aussi, bien souvent, que R.E.M., c’est U2 à visage humain. Il y a de ça. Lire la suite
Les primaires socialistes doivent désigner le candidat socialiste aux élections présidentielles de 2012.