Archives de la Catégorie Ciné
Festival de Cannes 2012
C’est reparti pour un tour de tapis rouge ! Sur la Croisette de Cannes, entre vedettes, et films d’auteurs, entre flash, paillettes, séance de cinéma et batilles pour obtenir des accréditations voici le Festival de Cannes.

Faye Dunaway : incroyable emmerdeuse

Faye Dunaway par Jerry Schatzberg
Faye Dunaway est, comme elle aime à le rappeler, “une fille du Sud frustrée de vivre dans ce petit environnement“. Et oui, le sud des Etats Unis, pour Faye Dunaway, c’est “petit”.
Repérée par Elia Kazan à 21 ans alors qu’elle joue sur les planches dans Les Sorcières de Salem, Faye Dunaway est déja ingérable : dépressive chronique, collectionnant les psychanalystes, jouissant d’une vie privée plus qu’instable, elle est décrite par le réalisateur d’Un Tramway Nommé Désir de la manière suivante : “Il y a quelque chose chez Faye qui rappelle Jeanne Moreau. Elle est toujours en train de se précipiter quelque part et il semble émaner d’elle une impression de drame permanent“. Pour autant, cela n’effraiera pas Elia Kazan qui non seulement la recommandera à Arthur Penn pour le rôle de Bonnie dans le film éponyme, mais la fera aussi tourner aux côtés de Kirk Douglas en 1969. C’est bien connu, les hommes préfèrent les folles.
A partir de 1965 Faye en a ras le cul du théâtre. Mais pas question de passer à la télé : ce qu’elle veut, c’est devenir une star de cinéma. Et elle y met toute son énergie : sa partenaire Estelle Parsons dans Bonnie & Clyde glissera d’elle (pas trop fort, pour ne pas qu’elle entende) “Je n’ai jamais rencontré quelqu’un avec une énergie aussi démoniaque pour devenir star de cinéma“. Elle fait des pieds et des mains pour obtenir un contrat, et elle y parvient : en 66, le réalisateur Otto Preminger (deux fois nommé aux Oscars) l’engage pour 5 ans, et commence par la faire tourner dans Que Vienne la Nuit, aux côtés de Michael Caine. C’est un fiasco : la jeune actrice prend le vieux réalisateur de haut, arguant qu’il ne connait rien au processus du jeu d’acteur (c’est son premier film, il en a déja réalisé 33). Elle rachète une fortune son contrat à Preminger, caprice qui la met complètement sur la paille. Lire la suite
Les beaux gosses 1930-1960
Le beau gosse n’est pas une invention marketing de l’Hollywood des années 1990 pour vendre des films au scénario douteux. En effet, le beau gosse sur les écrans est un argument de vente depuis bien plus longtemps, depuis toujours en fait ! On le sait tous, la beauté ouvre plus de portes, permet de réussir plus facilement et attise la fascination. En clair il semblerait que l’on réussit socialement plus facilement en étant beau ou belle. Cet article n’a pas pour but de rendre compte de ce phénomène latent présent dans nos sociétés mais plutôt de voir le verre à moitié plein en se rincant l’oeil sur les beautés masculines passées que nous, enfants du nouveau millénaire avons manqué d’admirer sur grand écran. Voici donc une petite sélection de ces hommes qui ont fait chavirer le cœur des femmes (et des hommes !) entre les années 1930 et 1960. N’hésitez pas à partager ce recueil de photos à vos grand-mères et mères adorées. Toutefois, pour vos mamies chéries évitez le mail et favorisez une version papier : nous ne sommes pas tous des génies de l’informatique.
Dans les années 1930 Clark Gable est la vedette d’un nouveau pan de l’histoire du cinéma : le parlant. On peut retenir La belle de Saïgon en 1932 de Jean Harlow où la belle s’éprend d’amour et de fascination pour le personnage de Clark ou encore New York-Miami de Frank Capra en 1934. D’ailleurs ce film et notamment une scène où Gable se met au lit et enlève sa chemise, dévoilant un torse nu, aurait eu une influence sur la mode masculine de l’époque et les ventes de sous-vêtements masculins auraient considérablement baissé à la suite de New York-Miami. Il faut dire qu’à l’époque rare étaient les hommes qui ne portaient pas le marcel sous leur chemise. Plus tard il deviendra célèbre pour toujours et à jamais avec Autant en emporte le vent, de David O. Selznick, en 1939. Lire la suite
Mon idole : Angelina Jolie
Angelina Jolie, c’est d’abord un visage : des yeux immenses, des lèvres outrageusement charnues et accessoirement, une plastique impeccable. C’est aussi un personnage troublant, insondable, qui ne laisse jamais indifférent. Elle inspire parfois la haine, la jalousie, et bien souvent la fascination voire l’obsession. Une femme imposante, une actrice impressionnante, détentrice d’un Oscar et capable d’être au générique d’un film d’action comme Salt et d’y endosser un rôle d’abord prévu pour… Tom Cruise.
Mais sous le glamour lisse des images en papier glacé, se cache une véritable complexité. Quand, à 11 ans, la jeune Angelina Jolie Voight, fille des acteurs, alors divorcés, John Voight et Marcheline Bertrand, décide de devenir elle-même actrice et de se lancer dans le mannequinat, tout n’est pas si simple. A cette époque, elle porte un appareil dentaire et des lunettes, et fait souvent face aux moqueries de ses camarades. Son mal-être et son manque de confiance en elle font vite d’elle une marginale, marginalité cultivée par sa passion pour les couteaux, la sang et la mort. Peu réjouissant.
A 14 ans, elle quitte le domicile de sa mère pour vivre avec son petit-ami punk. Elle se teint alors les cheveux en rose, porte du noir et a pour hobby la mutilation. Au même moment, elle abandonne ses lunettes, son appareil et se lance dans le travail de mannequin. Une revanche sur son image qui lui permettra de regagner confiance en elle et de retourner au théâtre pour interpréter son premier rôle : celui d’une dominatrice allemande. Mais son malaise perdure, et sa confiance joue au yo-yo. Lire la suite
Qui est la It-Girl ?
Si je vous demande ce qui définit la it-girl, peut-être me direz vous, « c’est une fille qui fait beaucoup la fête », ou bien « c’est quelqu’un qui connaît plein de monde », ou encore, « une fille avec du style, et auxquelles les autres filles s’identifient ». Une it-girl, c’est tout ça à la fois.
Une fille qui capte l’air du temps, l’exhale, jusqu’à en devenir une icône : des années 20, on retient les flappers ou garçonnes, des années 60 des beautés dérangées gravitant autour des groupes de rock de l’époque : groupie comme Pamela des Barres ou mannequin comme Twiggy… La it-girl est donc avant tout une fille qui attire, qui a ce truc, ce je-ne-sais-quoi, it, d’hypnotisant, auquel on ne peut pas résister. Elle déclenche des coups de foudre. Sa simple vie, sa simple façon d’être fait fantasmer. Ou, comme l’écrit Elinor Glyn au début du xxème siècle, « le it est cette qualité possédée par certains individus et qui attire tous les autres comme une force magnétique. Avec le « IT » vous conquérez toutes les hommes si vous êtes une femme, et toutes les femmes si vous êtes un homme. (…) Celui qui possède le «IT» doit absolument ne jamais manquer d’assurance et doit avoir un sex-appeal magnétique qui est irrésistible.»
Vaste programme.
Séductrice, attirante, pétillante, on ne s’étonnera pas de retrouver la it-girl dans le milieu de la fête : sa vie est facile, tellement facile que des milliers voudraient être elle. On n’est pas it-girl sans être connue, sans avoir des admirateurs, jusqu’à être copiée. La it-girl pourrait être essentiellement vue comme une party girl, voire une pro du scandale: avant toute chose, elle sait faire parler d’elle. Grâce à sa retombée médiatique, les multiples photos qui paraissent d’elles, la it-girl est aussi essentielle à l’industrie de la mode: elle stimule la passion. Est-ce à dire que le seul avenir de la condition féminine c’est consommer, à la mode Hilton-Kardashian? Revenons aux fondamentaux, qu’est ce que le IT ?
Portrait: Meryl Streep
A l’occasion de la sortie prochaine de The Iron Lady où Meryl Streep tient le rôle de Margaret Tatcher, Glory Box revient sur le parcours et la vie de cette grande dame qui tourna aux côtés de Robert Redford et Clint Eastwood, entre autres. Meryl Streep a été dix-sept fois nominée aux Oscars, loin devant tout le monde, et elle retire par la même occasion le record du plus grand nombre de récompenses détenu jusqu’alors par Katharine Hepburn. Qui a dit qu’il fallait être une bombe sexuelle en puissance à peine majeure pour être la convoitise de tous les réalisateurs et être l’objet d’adulation du public ? Retour sur une femme qui s’est imposée dans le monde du cinéma international à tout points de vue.
L’amour dure trois ans, du livre au film
Vous avez mis votre féminisme de côté pour lire la théorie de Marc Marronnier selon laquelle l’amour dure trois ans ? Vous avez apprécié l’écriture si propre à Frédéric Beigbeder et vous vous demandez ce qu’il vaut comme réalisateur ? Eh bien ce n’est pas si mal que ça.
« Le meilleur film de Frédéric Beigbeder » annonce la pancarte à l’entrée du cinéma. Ça fait bonne impression mais on relativise vite : c’est la première fois que l’auteur passe derrière la caméra pour réaliser un film. Et qu’on se le dise tout de suite, si vous n’êtes pas fans des romans de Frédéric Beigbeder, peu de chance que vous tombiez sous le charme de L’amour dure trois ans. L’histoire, c’est celle de Marc Marronier, critique littéraire le jour et chroniqueur mondain la nuit, qui vient de divorcer d’Anne. Nul doute pour lui à présent, l’amour ne dure que 3 ans. Et pour le prouver, il écrit un pamphlet qu’il cherche à faire publier. Mais sa rencontre avec Alice va ébranler toutes ses certitudes. Une histoire d’amour assez banale rythmée par la patte très particulière de Beigbdeder : un peu de drogue, du sexe, de l’amour et beaucoup de cynisme. Alors quand on sait que c’est ce même Beigbeder qui va réaliser l’adaptation de son propre roman, on s’attend à un cocktail explosif. Celles qui ont lu le roman seront déçues de ne pas retrouver l’histoire originale mais une suite du roman. Quinze ans après la sortie du best-seller, le livre est mis en abyme, permettant au réalisateur Beigbeder de moquer gentiment l’écrivain Beigbeder, et on découvre une tout autre version de L’amour dure trois ans, plus actuelle, plus réfléchie.
Lire la suite
Cérémonie officielle des Glory-Box Office 2011!
Pour commencer cette année 2012, c’est vous qui allez travailler pour le blog de Glory-Box ! 11 catégories et 5nominations pour chacune d’entre-elles, il ne vous reste plus qu’à élire vos films, réalisateurs et acteurs préférés de l’année dernière (et il y a de quoi faire)!
Dans la catégorie… « Qui font claquer des fesses (épouvante) »
- Scream 4, de Wes Craven
- Insidious, de James Wan
- Destination Finale 5, de Steven Quale
- Fright Night, de Craig Gillespie
- The Thing, de Matthijs van Heijningen Jr.
Les films de Noël par Zelia
Noel approche à grands pas. C’est le moment d’acheter votre sapin, de décorer votre maison, de mijoter de bons petits plats en écoutant des musiques d’ambiances et de vous blottir bien au chaud sous votre couette, une tasse de chocolat chaud à la main, un bon cookie fait maison dans l’autre et de vous prélasser devant un bon film qui vous plongera plus que jamais dans l’univers magique de Noël.
Le Classique Nostalgique
Maman j’ai raté l’avion et Maman j’ai encore raté l’avion
Je vous laisse choisir votre préféré, pour moi, ce sera le second.
Retrouver la bouille espiègle de Macaulay Culkin et de ses deux acolytes, Joe Pesci et John Heard, ça n’a pas de prix. Un plongeon vers l’enfance où l’excitation du matin de Noël était encore à son comble, et où l’on rêvait toutes de se retrouver dans une chambre d’hôtel à se gaver de glaces et où le petit Kevin et ses pièges ingénieux était notre héro. Et surtout, qui a oublié le fameux : “J’te donne dix secondes pour bouger ton gros cul dégueulasse de là ! Unnn… Deuuuux… DIX !! [BAM BAM BAM] Tu peux garder la monnaie, ça me dérange pas !“.
Maman j’ai raté l’avion
http://www.dailymotion.com/embed/video/x2p7p5
Maman j’ai encore raté l’avion Lire la suite
The Lady de Luc Besson
Si Luc Besson a réalisé The Lady, c’est avant tout parce que Michelle Yeoh est venu le chercher. Touché par l’histoire de l’opposante Birmane Aung San Suu Kyi, femme forte et obstinée, détentrice du prix Nobel de la Paix 1991, Luc Besson offrira en retour à Michelle Yeoh son plus grand rôle. C’est avec talent qu’elle a travaillé sa ressemblance avec l’Orchidée de Fer, qu’elle a d’ailleurs rencontré pour préparer le tournage.





