Archives de la Catégorie Ciné
Y’avait quoi au ciné en novembre?
Séance de rattrapage express sous forme de top 3 pour celles qui n’ont pas eu le temps d’aller au cinéma ce mois-ci.
3) Time Out (In Time), d’Andrew Niccol.
Avec : Justin Timberlake, Alex Pettyfer, Cillian Murphy.
Synopsis : Dans un futur assez proche, afin d’éviter la surpopulation, le temps est devenu la principale monnaie. Dans ce contexte les riches peuvent acheter leur immortalité, tandis que les pauvres sont obligés de négocier.
L’avis : Après de jolies réussites (Bienvenue à Gattaca, Lord of War) Andrew Niccol s’essaie à la science-fiction. Même si l’idée de base était bonne et prometteuse, le résultat est décevant. On nous parle d’un futur proche mais rien de plus n’est indiqué dans le film : libre à chacun d’imaginer le pourquoi du comment. Même si Justin Timberlake nous prouve encore une fois qu’il est autant acteur que chanteur, il ne parvient pas à sublimer le scénario et ses répliques. L’histoire est bancale, le casting un peu trop tapageur, les effets spéciaux franchement pas à la hauteur. Les scènes d’action sont les seuls moments intéressants du film, même si elles sont basées sur quelque chose de répétitif. J’aurais aimé un peu plus de scènes de braquages par exemple, où l’humour second degré m’a bien fait rire. Les promesses de la bande-annonce n’ont pas été tenues, la déception est grande. Une suite est envisageable, j’espère qu’elle rattrapera le premier volet !
La note : 2/5
Monidole : James Dean, la jeunesse éternelle.
Figure emblématique du cinéma américain et devenu une légende après sa mort, James Dean fait partie de la liste des Grands du monde culturel à s’être éteint au tout début de sa carrière. En effet, à l’aube de ses 25 ans, James rejoignit Marilyn Monroe, Jayne Mansfield, Patrick Deweare, Gérard Phillipe et Romy Schneider entre autres.
Plus jeune acteur de l’époque à entrer dans la prestigieuse Actor’s Studio, Jimmy (n’est-ce pas mignon ?) souhaite améliorer ses capacités à s’approprier un personnage et ne faire plus qu’un avec. Comme beaucoup d’acteurs, il commence par faire du théâtre dans sa petite ville natale, Fairmont, soutenu par sa mère et le pasteur et docteur James De Weerd qui semble lui avoir donné le goût des pratiques artistiques et notamment la comédie. Habité par une grande soif de reconnaissance, le jeune homme en veut toujours plus et quitte rapidement la ville pour tenter sa chance à New York. Il parvient à figurer et même obtenir un rôle plus important dans quelques séries B, la plupart du temps grâce aux relations qu’il entretient avec le réalisateur Rogers Brackett. Lire la suite
The Artist : du neuf avec du vieux
Qui aurait pu dire un jour que Jean Dujardin allait gagner un prix d’interprétation masculine à Cannes dans un film muet en noir et blanc, le tout en 2011 ?
La vie est pleine de surprises quand même.

- Jean Dujardin et Bérénice Bejo
Alors quelles sont les raisons qui pourraient vous pousser vous, jeune femme née au milieu des années 90, n’ayant connu du cinéma que le parlant, la couleur et le numérique, vous connectant à internet tous les soirs où vous avez accès à toutes les données de la planète, collée toute la journée à votre smartphone dont les applications vous machent quotidiennement le travail, hein ? Challenge accepted. Lire la suite
Drive : l’explosion de Ryan Gosling
A la vue de l’affiche, vous pensez sans doute que Drive n’est qu’un Fast & Furious de plus. Je ne sais pas si vous avez notez le petit épis de blé au dessus du titre, avec l’inscription “Prix de la mise en scène, Festival de Cannes”. On ne donne pas ce genre d’épis de blé à des films comme Fast & Furious.

Restless, l’infinie délicatesse de Gus Van Sant
Gus Van Sant revient avec ce qu’il sait faire de mieux : brosser des portraits d’adolescents troublés, cassés par la vie ou comme dans Restless, par la mort.

Annabel n’a pas encore connu ses premières amours qu’elle doit déja affronter le pire : un cancer, provoquant chez elle une soif de vie qu’elle risque fort de ne jamais étancher. Enoch a quitté l’école et assiste à des enterrements de personnes qu’il ne connait pas, et pour cause : la seule personne qu’il tolère désormais c’est Hiroshi, ancien pilote kamikaze de l’armée chinoise, mort pendant la seconde guerre mondiale. Un fantome comme seul confident, et un secret enfoui dans un mutisme têtu.
Bande annonce.
Crazy Stupid Love : la comédie de la rentrée (de l’année)
La rentrée ça fait chier, c’est bien connu. On retournerait bien sur la plage, on recommencerait bien les mojitos au petit dej, on aurait bien gardé notre bronzage et on décapiterait bien notre patron. Et comme tout cela restera de l’ordre du fantasme inassouvi, il ne nous reste qu’une solution pour continuer à rêver : le cinéma.

Clint Eastwood, l’homme sans nom.
Considéré comme l’un des plus grands réalisateurs des trois dernières décénies, Clint Eastwood, tel un caméléon, est tantôt acteur, tantôt producteur ou réalisateur et même compositeur à l’occasion. Si aujourd’hui, pour les jeunes filles en fleur que nous sommes, tout porte à croire que ce réalisateur s’est fait un nom dans le monde du cinéma en quelques films salués par la critique et le public et que ce destin coulait de source, il en fut, en fait, bien autrement quand on considère d’où il vient…
Trimballé de ville en ville et d’Etat en Etat, son enfance est marquée par la Grande Dépression qui frappe alors le globe au lendemain de la 1ère Guerre Mondiale. Son père, Clinton Sr., est sans emploi, ce qui pousse la famille à déménager d’Oakland (Californie, situé dans la baie de San Francisco). Pendant près de six ans, les Eastwood se déplacent au gré des emplois que l’on propose au père de famille. Cette vie de nomade semble avoir beaucoup influencé Clint dans nombreux des western qu’il réalisera par la suite ou dans lesquels il interprétera un rôle.
L’empire Marvel, examen du cas Captain America
Qui ne connaît pas Superman, Hulk, Captain America, Iron Man ou encore les X-men ? Impossible d’être passée à côté puisque l’énorme société Marvel exploite ses super-héros en long, en large et en travers. A l’origine ces histoires fantastiques de surhommes ont été lancées en… 1939 par Martin Goodman, éditeur américain, pour les célèbres bandes-dessinées devenues cultes, les “comics”. Quelques années plus tard, la série « The Marvel Superheroes » arrive sur le petit écran et cartonne sur une soixantaine d’épisodes. Et de nos jours, c’est au moins un blockbuster par an qui
sort des studios Marvel, mais c’est encore un marché extraordinaire de goodies en tout genre (figurines, t-shirts, posters, etc). Le succès est tel que depuis 1970, la célèbre convention Comic Con de San Diego réunit les plus grands fans de comics, laquelle s’est cependant élargie à la « pop-culture » fantastique en général, que l’on retrouve au cinéma, dans les mangas, dessins-animés, les jeux de cartes et séries télévisées. Inspection en règle de cette immense pan de la culture du 20ème, et 21ème siècle!
On ne joue plus : Patrick Dewaere dans Série Noire

Frank Poupart n’est qu’un médiocre VRP, un baratineur de première qui parvient difficilement à boucler les fins de mois. Coutumier de l’entourloupe, il roule constamment son boss et ses clients qui, pour ainsi dire, ne méritent pas mieux. Car tout est laid autour de Poupart, les rues, les immeubles, les appartements, les gens. Il vit dans la plus sinistre banlieue que l’on puisse imaginer, avec une femme qui se force à l’aimer (Myriam Boyer), mais qui ne tardera pas à se barrer.
Et c’est seul que Poupart va se mettre à disjoncter. On le sent pourtant rêveur, rigolard, presque jovial, le Frank, on lui trouverait même une âme d’artiste. Mais que voulez vous, ce pauvre branque n’a simplement pas fait un seul bon choix de toute sa vie.

Patrick Dewaere


