Archives de la Catégorie Tropes féminins au cinéma
Qui est la It-Girl ?
Si je vous demande ce qui définit la it-girl, peut-être me direz vous, « c’est une fille qui fait beaucoup la fête », ou bien « c’est quelqu’un qui connaît plein de monde », ou encore, « une fille avec du style, et auxquelles les autres filles s’identifient ». Une it-girl, c’est tout ça à la fois.
Une fille qui capte l’air du temps, l’exhale, jusqu’à en devenir une icône : des années 20, on retient les flappers ou garçonnes, des années 60 des beautés dérangées gravitant autour des groupes de rock de l’époque : groupie comme Pamela des Barres ou mannequin comme Twiggy… La it-girl est donc avant tout une fille qui attire, qui a ce truc, ce je-ne-sais-quoi, it, d’hypnotisant, auquel on ne peut pas résister. Elle déclenche des coups de foudre. Sa simple vie, sa simple façon d’être fait fantasmer. Ou, comme l’écrit Elinor Glyn au début du xxème siècle, « le it est cette qualité possédée par certains individus et qui attire tous les autres comme une force magnétique. Avec le « IT » vous conquérez toutes les hommes si vous êtes une femme, et toutes les femmes si vous êtes un homme. (…) Celui qui possède le «IT» doit absolument ne jamais manquer d’assurance et doit avoir un sex-appeal magnétique qui est irrésistible.»
Vaste programme.
Séductrice, attirante, pétillante, on ne s’étonnera pas de retrouver la it-girl dans le milieu de la fête : sa vie est facile, tellement facile que des milliers voudraient être elle. On n’est pas it-girl sans être connue, sans avoir des admirateurs, jusqu’à être copiée. La it-girl pourrait être essentiellement vue comme une party girl, voire une pro du scandale: avant toute chose, elle sait faire parler d’elle. Grâce à sa retombée médiatique, les multiples photos qui paraissent d’elles, la it-girl est aussi essentielle à l’industrie de la mode: elle stimule la passion. Est-ce à dire que le seul avenir de la condition féminine c’est consommer, à la mode Hilton-Kardashian? Revenons aux fondamentaux, qu’est ce que le IT ?
Portrait: Meryl Streep
A l’occasion de la sortie prochaine de The Iron Lady où Meryl Streep tient le rôle de Margaret Tatcher, Glory Box revient sur le parcours et la vie de cette grande dame qui tourna aux côtés de Robert Redford et Clint Eastwood, entre autres. Meryl Streep a été dix-sept fois nominée aux Oscars, loin devant tout le monde, et elle retire par la même occasion le record du plus grand nombre de récompenses détenu jusqu’alors par Katharine Hepburn. Qui a dit qu’il fallait être une bombe sexuelle en puissance à peine majeure pour être la convoitise de tous les réalisateurs et être l’objet d’adulation du public ? Retour sur une femme qui s’est imposée dans le monde du cinéma international à tout points de vue.
La femme de chambre au cinéma
Récemment, elle a défrayé la chronique avec l’affaire DSK, mais la femme de chambre n’a pas attendu le scandale du Sofitel pour faire parler d’elle dans la littérature et au cinéma. En théorie, la domestique, la perle, comme le veut l’expression consacrée, devrait savoir se fondre dans le paysage, se rendre aussi banale, triviale même que les meubles qu’elle époussette, mais en pratique, la femme de chambre, qu’elle fasse ou non convenablement la tâche qui lui est assignée, n’est finalement jamais aussi discrète que ses maîtres le souhaiteraient. Fine observatrice, elle bénéficie toujours d’un poste de choix pour tout savoir de ses maîtres, exhacerber leurs vertus, mais surtout leurs vices…

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Qui sont les “manic pixie dream girls” ?
Le terme “manic pixie dream girl” (tentative de traduction : lutine onirique et givrée ?) a été épinglé par un journaliste du drôlissime Onion, Nathan Rabin, en 2005 pour qualifier le personnage que joue Kirsten Dunst dans Elizabethtown. Mais en fait, à y regarder de près il semble que la « manic pixie dream girl » soit un trope : un personnage caractéristique, typique, qu’on retrouve dans plusieurs films différents. La preuve.

