Revue du web #14

Et alors ? Ca faisait longtemps ! Vous saviez où aller sur Internet après toutes ses semaines sans votre fidèle patrouilleuse du web ? Bah moi oui. La preuve.

On commence par des sandwich qui rappellent des œuvres d’art : les lignes et les carrés de Mondrian, les tâches de Pollock ou les aplats de couleurs de Rothko. Bah, ouais ? POURQUOI PAS ?

On aime bien le cinéma américain indie sur Internet. Et on aime vraiment bien se moquer de lui aussi.

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Trop mignon.

Ces deux là ont commencé à prendre des photos de leur pied en Grande-Bretagne. Puis à Bruxelles. Puis en Croatie. Et en Nouvelle-Zélande. En Argentine, au Pérou, en Bolivie, au Nicaragua. Et puis ils étaient trois !

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Allen Stone : Blue Eyed Soul

La première fois que j’ai vu Allen Stone, c’était dans ce live enregistré dans le salon de sa mère. L’installation est sommaire, mais efficace : un micro sur pied, une batterie, des guitares, dont une pour le chanteur qui arbore une belle dégaîne de hipster : cheveux trop longs sous un bonnet difforme, visage encadré, disparu, derrière des lunettes trop grandes. Et il ouvre la bouche. Mettant fin à ma cascade de jugements, pour me retrouver honteusement transportée par une véritable voix soul et un vrai sens de la musique.

Allen Stone a commencé la musique comme toutes ses idoles, au sein d’une chorale. La chorale de l’église de son père dans la petite ville de Chewelah, Washington, dont il deviendra rapidement le leader. En 2010, il sort son premier album, le discret “Last To Speak“. Et pourtant il convainc, et réussit à réunir derrière lui tous l’orchestre de Raphael Saadiq sur un album. Un album éponyme, sortie le 4 octobre 2011, qu’il distribue par ses propres moyens, et qui poussé par son talent atteindra la deuxième place du classement iTunes.

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Des belles images pour le printemps

Une petite collection d’images pour rêvasser sur la toile et alimenter votre tumblr ! Ne manquez pas les flickr et porfolio de leurs auteurs en cliquant sur les photos.

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Le mariage : serait-ce cool ?

C’est censé être le plus beau jour de votre vie : en tout cas c’est ce que l’on vous a dit. Que faire quand vous n’avez jamais eu l’âme d’une princesse, n’avez pas été élevée aux Disney, que vous détestez avoir toute l’attention sur vous, et que vous attrapez un urticaire géant face aux traditionnels DJ de mariage, qui enchaîne « la danse des canards » et une version remixée de « seven nation army » à plein volume ? Franchement… est ce qu’un mariage peut être cool ?

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Shaka Ponk, grand cru musique 2012

Shaka Ponk. Ce nom ne vous dit rien ? Pourtant, vous avez forcément déjà entendu l’une de leurs chansons, qui commencent à tourner sur les radios, sur France 2, dans le générique de bande annonce de la série Antigone 34 (“i’m picky”) ou bien dans une pub Fanta aux alentours de 2003.

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La Grèce, ses multiples îles et moi.

Peinture d'une terrasse typique de Grèce

J’ai déjà parlé de la Grèce et de sa capitale, Athènes, berceau de l’Europe occidentale, mais je n’ai jamais parlé des îles grecques, qui sont pourtant indéniablement les lieux les plus touristiques et les paysages les plus connus de la Grèce. Faut-il en déduire que ce sont ses îles qui font le prestige aux quatre coins du monde de la Grèce actuelle ? Voici un petit diaporama de certaines d’entre elles parmi… les un milliard sept cents cinquante huit (à quelques chiffres prêts) qui se trouvent dans le bassin de la Méditerranée.

Myconos

Myconos

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Les Hipsters : toutes des putes

Et des puters, pour les mecs. Ou des gigolos. Ou des DSK.
En tout cas les Hipsters sont devenus la gangrène de l’internet, le sida de la culture jeune, la lèpre de la sociologie, la diarrhée des réseaux sociaux. Mais bon avant de se répandre en insultes, soyons polis, présentons-les au moins ! Magnéto !

Donc, vous l’aurez compris, un hipster n’est autre qu’une version blanche et citadine de…

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Viens respirer le bon air de Glory Box en avril

En avril Glory Box prend soin de ne PAS te parler de la campagne, de politique, des sorties des uns et des autres, et du premier tour qui approche à grand pas, NAN NAN, Glory Box s’en tamponne grave de tout ça et choisit à la place de te parler légèreté, humour, musique, voyage, et bonheur dans ton coeur.

Tenons nous en d’abord aux faits : les hipsters, c’est tous des putes, et c’est Greta qui se chargera de leur cas. Et puis tant qu’à taper sur des gens qu’on ne connait pas, hop, on se fait un petit Brigade de la mode, histoire de mieux vivre le kilo qu’on arrivera pas à perdre avant cet été.

Sunsh nous emmènera en voyage, Seifenblase nous parlera du groupe qui cartonne en ce moment j’ai nommé Shaka Ponk, et Greta jettera son dévolu sur la Y Génération et ses têtes de file Cyprien, Norman et toutes leurs vidéos. La Rumeur sort un nouvel album, et c’est encore ce qui pouvait arriver de mieux pendant la campagne. Notre plume acérée HeLium nous le chroniquera.

Alors qu’on rentre en pleine saison des mariages, Flo se posera une question qui nous brûle toutes les lèvres : Le mariage, est ce que c’est cool ? Oui ou non, suspense, réponse dans son article du 11 avril ! En attendant, si votre truc c’est plutot la salade, ne vous en faites pas, dans son article cuisine, Flo organisera aussi ce débat nécessaire en ces temps de crise : la salade, pour ou contre ?

Nous terminerons le mois avec une nouvelle revue mode faite main suite à l’article Rétro qui vous avait tant plu ! Mais cette fois, saison des amours oblige, on vous montrera comment s’habiller pour un rendez vous galant (parce que vous en aurez, d’ailleurs qu’est ce que vous foutez là, devant votre écran ? Allez donc faire bronzer vos gambettes sur une terrasse, c’est pas en pyj devant Slam à manger des Monster Munch que vous trouverez l’homme de votre vie !)

Des bisous, ne prend pas froid !

Mallory & Flo

Faye Dunaway : incroyable emmerdeuse

Faye Dunaway par Jerry Schatzberg

Faye Dunaway est, comme elle aime à le rappeler, “une fille du Sud frustrée de vivre dans ce petit environnement“. Et oui, le sud des Etats Unis, pour Faye Dunaway, c’est “petit”.

Repérée par Elia Kazan à 21 ans alors qu’elle joue sur les planches dans Les Sorcières de Salem, Faye Dunaway est déja ingérable : dépressive chronique, collectionnant les psychanalystes, jouissant d’une vie privée plus qu’instable, elle est décrite par le réalisateur d’Un Tramway Nommé Désir de la manière suivante : Il y a quelque chose chez Faye qui rappelle Jeanne Moreau. Elle est toujours en train de se précipiter quelque part et il semble émaner d’elle une impression de drame permanent. Pour autant, cela n’effraiera pas Elia Kazan qui non seulement la recommandera à Arthur Penn pour le rôle de Bonnie dans le film éponyme, mais la fera aussi tourner aux côtés de Kirk Douglas en 1969. C’est bien connu, les hommes préfèrent les folles.

A partir de 1965 Faye en a ras le cul du théâtre. Mais pas question de passer à la télé : ce qu’elle veut, c’est devenir une star de cinéma. Et elle y met toute son énergie : sa partenaire Estelle Parsons dans Bonnie & Clyde glissera d’elle (pas trop fort, pour ne pas qu’elle entende) Je n’ai jamais rencontré quelqu’un avec une énergie aussi démoniaque pour devenir star de cinéma. Elle fait des pieds et des mains pour obtenir un contrat, et elle y parvient : en 66, le réalisateur Otto Preminger (deux fois nommé aux Oscars) l’engage pour 5 ans, et commence par la faire tourner dans Que Vienne la Nuit, aux côtés de Michael Caine. C’est un fiasco : la jeune actrice prend le vieux réalisateur de haut, arguant qu’il ne connait rien au processus du jeu d’acteur (c’est son premier film, il en a déja réalisé 33). Elle rachète une fortune son contrat à Preminger, caprice qui la met complètement sur la paille. Lire la suite

Le retour de Mad Men

25 mars. La date était attendue. Parce qu’on changeait d’heure pour passer à l’heure d’été ? Parce qu’on célébrait le premier week end de beau temps de l’année ? Non. Parce que Mad men revenait, après près d’un an et demi d’absence. Madmen : une série touchée par la grâce qui n’a à peu près pas regagné terre depuis ses débuts sur AMC (Matt Weiner, son créateur, a remporté quatre années consécutives -i.e., pour CHACUNE des saisons de Mad men, le Emmy Award de la meilleure série dramatique), était enfin rattrapée par la réalité : des querelles de budget avec la chaîne, dit-on.

Nous quittions Don Draper, observant son régime habituel de coucheries et s’envoyant des whisky à longueur de journée – jusqu’à en avoir des remords, en octobre 2010 : la saison 5 aura tardé. Un petit article pour se rafraîchir la mémoire avant de savourer le premier double épisode de la saison, ou, pour celles qui ne connaissent pas encore la série, découvrir ce qui fait que même le New York Times considère, en pleine campagne électorale aux Etats-Unis, le retour de Mad Men comme une information digne d’être annoncée.

La première chose qui surprendra le spectateur devant Mad men, c’est, outre sa lenteur et sa précision inhabituelle pour le format «série », son esthétique : la série est comme enrobé d’un hyperréalisme glacial et qui donne un étrange sentiment d’éternité : comme si on avait devant nous les sixties que seules une cinquantaine d’années de nostalgie et de fantasme pouvait recréer. Chaque plan est réfléchi – ce qui vaudra à Madmen de faire la couverture des Cahiers du Cinéma, revue de cinéphile au delà de tout soupçon, l’été 2010, au même titre qu’un film de Rohmer, Lynch ou Terrence Malick. Barbet Schroeder viendra d’ailleurs réaliser un épisode dans la saison 3.

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