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Il faut que je parle

Crédit Mallory Pérot

Glory Box a recueilli le témoignage anonyme d’une jeune femme qui avait besoin de parler. Découvrez son histoire.

"Dépression, anorexie, mutilation, excès en tous genres… Je suis passée par là.

J’ai de toute façon des antécédents : mon père est depressif et dans sa famille, le suicide est une coutume, chacun essayant de trouver un moyen d’aller mieux, sans y parvenir, s’enfonçant tous davantage dans ses problèmes. Voilà ma base.

Mes parents ont divorcé quand j’avais 8 ans et demi. J’ai une petite soeur qui avait 4 ans à cette epoque. Ma mère avait notre garde et nous allions chez notre père un week end sur deux. Comme tant d’autres.
Peu après le divorce, ma mère nous a présenté son nouveau copain. Je trouvais cela très prématuré, et commençais, toujours à 8 ans et demi, à comprendre que ma mère avait trompé mon père, chose que ce dernier n’a d’ailleurs, pas tardé à confirmer. Nous sommes ainsi, ma soeur et moi, devenues le traditionnel tampon d’enfants de divorcés, mon père essayant coute que coute de nous monter contre ma mère et son pas si nouvel amour.

Si bien que quand mon père nous a annoncé qu’il s’en allait au Mexique pour plusieurs mois, je me suis sentie abandonnée au milieu de personnes que je ne supportais pas. Lire la suite

Pourquoi, finalement, c’était pas mieux avant

Le savoir populaire ne ment jamais : il est impoli de demander son âge à une femme, on vous l’a dit, répété, et d’ailleurs, d’ici quelques printemps, vous ressentirez sincèrement pourquoi on vous a bassiné avec une convention sociale bien hypocrite de plus. Un peu comme si on aimait pas trop trop voir le temps passer, les bougies s’accumuler sur le gâteau, et pourtant, y’à des périodes dans la vie qu’on revivrait pas forcément avec plaisir, même si on a tendance à idéaliser le passé. Premier cas d’école qu’on étudiera aujourd’hui : l’adolescence, pour ou contre ?

Pouvoir d’achat VS argent de poche

Tremble carcasse, on parle même finances sur Glory-box. Quelle est la différence majeure entre une jeune fille de 15 ans et une jeune fille de l’âge canonique de 20 ans ? Sa fraîche majorité ? Son nombre de paire de chaussures ? Sa résistance à l’alcool ? Que nenni, j’ai encore plus pragmatique : son compte en banque. Déjà, différence notable : il existe (nous sommes formels, 56% des jeunes filles de 15 ans sont dépourvues de cet indispensable outil à l’intégration sociale : le compte bancaire), seconde différence notable : il lui arrive même d’être créditeur !

Quand vous accumuliez baby sitting sur baby sitting ou faisiez la technique dite "des petits yeux mouillés" pour payer un ciné/macdo à 14 piges avec les copines, à 20 ans, vous réalisez qu’il ne vous faut plus un plan d’épargne quinquennal pour la moindre sortie shopping. Plusieurs raisons : vous vous êtes fait augmenté après avoir travaillé à la sueur de votre front, vous faites un autre job qui paye mieux, dans le pire des cas, vous avez sacrifié quelques étés à travailler.

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